24 décembre 2008
Rue Sainte Marthe
Chez moi je n'ai même pas de place pour me garer.
Ma corolle de pensées ne passe pas à travers la porte
et je me penche pour entrer.
De quelle couleur vais je peindre mes barreaux ?
piocher un oeil dans sa tête, un point de vue... comme on choisit un bouton dans la boîte à couture de Maman
Mes beaux jours sont comptés par cet homme
qui n'a pas de face
en train de monter mes étagères
le doigt imaginaire du passé bute sur les lignes d'une histoire insensée
ou mal écrite, en pattes de mouche
avec des ratures.
Distraite par les murs qui me séparent du bruit, je m'enferme
alors que pour la première fois,
Je suis libre.
j'ai toujours un peu peur quand il n'y a que moi dans la pièce.
Il n'y a que moi dans la pièce...
Ici tout rentre sauf moi, c'est une question d'agencement.
Commentaires
Une reconstruction de soi par le biais de la redéfinition de son territoire ? Que s’est-il passé ? Des multiples rebondissements ?
A moins que nous térritorialisons (de l’emploi douteux de concepts non maîtrisés) avant de sortir, un peu comme d’autres rangent leur appartement avant de partir en vacances. Au cas où ils ne reviendraient pas, ou pas les mêmes, pas seuls.
Peut être n’est-ce effectivement qu’une question d’agencement.
Pour l’histoire, sans savoir de quoi il s’agit, je peux gager que cela ne vient pas de l’écriture. Vous avez des qualités pour ça. Insensée, peut être. Davantage que d’autres histoires ?
Comme dans un appartement partagé, que personne n’occupe au même moment, sauf quelques exceptions, hasards d’emploi du temps, où ensemble on s’intéresse à un coin de la pièce, d'un joyeux et naïf enthousiasme. Le coin est agencé en toute hâte, sans soucis d’harmonie avec le reste. On verra plus tard, trinquons pour l'instant. Alors oui, l’insensé est possible, et presque réjouissant, non ?
Les vendeurs chez Castorama ont-ils une longueur d’avance dans la quête du bonheur ?
Je n'en sais rien,je tourne en rond, je pourrais changer de pièce, une salle de bain. J’y ai entendu, un jour, une sans pareil, habillée d’une lueur de bougie, fredonner un refrain de bonheur. Enfin ça y ressemblait. Elle le faisait bien. Sans savoir si j’y étais pour quelque chose, j’ai eu envie de lui en promettre. Je ne crois pas en avoir eu le temps. Peut-etre simplement parce que je dormais, déjà. A mon réveil elle avait filé. Etrange, nous étions chez elle.
Un talent doit être rentabilisé, dit-on.
Aussi, j'ai songé à louer mes services à des propriétaires désireux de déloger leurs locataires.
Je vous embrasse, Bouche Pourpre.
Un piètre représentant en shampoing pour animaux de la savane.
merry XXX mas
Vous me faîtes tourner la tête.
Pas toujours évident de faire sortir son piano ... et pourtant, il est entré.
vous dites ça parce que tu es énervée.
Le compte est bon...
consonne
J'avais déjà lu ce texte. Et j'avais voulu dire quelque chose. Et je ne sais pourquoi je ne l'ai pas dit. Bref.
Sur ma carte d'identité, établie en 1996 (oui elle a plus de dix ans maintenant) mon adresse est: 22 rue Sainte Marthe.
Et votre texte irait bien avec le 22 rue Sainte Marthe. Je me demande si ce que vous avez voulu dire.
Pardon, il faut savoir ce qui se trouve au 22 de la rue Sainte Marthe. Vous prendrez le temps de vérifier si vous ne savez pas? Vous me direz si ça existe encore? Je n'habite pas loin pourtant aujourd'hui, mais vous, vous êtes encore plus près.
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