iron Graziella

Quelques tranches de viande pas toujours très fines enrobées d'un boyau de poésie.

29 avril 2008

Fresh Country

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Tried every bars
and every jails
Once i was drunk
I slashed a man
He wasn't mine
Just a fuckhead
I cut his balls
and kept his head.

...I've tried the Red

Been through this country
On my horse's back
talking to Jesus
Spitting on people's hat
They said "leave us"
So i shot'em in the back

...I've tried the black                                    (all of them...children first...)

The faintest flame
can warm me up
never ashamed
don't guive a fuck
Caress me Baby
Your hands in velvet gloves

...I'm gonna try love

Don't be afraid
I'm not that spooky
My woodden heart absorbs the blue
pay me a whisky
i'll pay you one too
show me your chest
and let me in

...i'll be your Queen

My guts are burning
since you left me
Hear you body screaming
from the basement
with a bullet in the head
what do i need a boyfriend yelling...

I got a good pair of hands
I got a good pair of hands...

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28 avril 2008

On va s'injecter du Zen en bouteille.

Se libérer d'un mâle pour se livrer à un autre, sans transition, avec le même emballage un peu déchiré dans les pliures...
Tout le monde se passionne pour les premiers jours, ce sont pourtant les plus creux, les plus faux. C'est un peu comme contempler et venter les mérites des broderies du rideau fermé en croyant qu'on regarde déjà se jouer la pièce. Le début pourtant, c'est tout ce qu'on a... les premiers jets, les premières radios du bassin...On ne sait pas qui croire... l'instinct de survie, qui vous pousse à dévaler la colline en agitant les bras, ou les douces paroles vissées dans les oreilles, comme des cotons-tiges en fer... l'apparente nonchalance de sa tristesse, vaincue mais là, tout près.. le perroquet bayonné qui me fait signe, du haut de l'épaule du beau Kapitan, de ne surtout pas y croire... Je m'oublie dans l'amour mais cela me change les idées.


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24 avril 2008

la mer dans moi

Je n'ai jamais vraiment appris à apprécier les gens, j'ai plutôt été éduquée à les envier.
Silencieusement jalouse de leurs corps, de leurs parents, de leur écriture, de leur sens de l'humour...Tout ce qui pouvait être beau chez les autres était forcément laid chez moi. Affligée de tant de complexes que même les murs de ma chambre semblaient trop fins pour cacher mon ignoble personne. Je repense à mes premiers portraits, à mes caricatures, griffonnées, peintes sculptée, balancées contre un mur, recollées, sans succès...des heures passées à me scruter sous tous les angles dans un miroir où jamais je n'ai croisé deux fois le même reflet... tentatives de reconstruction d'un monde incompréhensible, le Rubixcube monochrome, le puzzle de farces et attrapes dont les pièces font semblant de s'assembler.Quand je dessinais la flore, elle prenait forme humaine, les extrémités bouffées par la chair...plus j'essayais de m'extraire du corps, plus il prenait forme sous mes pinceaux...mon corps, ma planète, insuffisant...Alors j'ai dû sortir, la peur au ventre.

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13 avril 2008

A l'image de l'homme

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10 avril 2008

Entre mise

crush_2_s

Ah... la bonne tape dans le dos.
La papatte amicale, l'intention louable par derrière.
C'est bien ma fille, allez plus que quelques années et bientôt tu ne seras plus assez jeune pour t'offrir ce genre de comportement. Un petit coup de main?
Non merci.
Viens manger à la maison vendredi prochain. Tu peux pas rester comme ça, jolie comme tu es...
Tu peux pas rester comme tu es... Très bien, très bien, je viendrai...
On m'a encore tendu un piège, il y a une espèce de fauve engoncé dans des bonnes manières qui ne sont pas les siennes, il a du gras autour de la bouche et il se ressert du vin sans arrêt, me propose jamais à moi qui crève de soif, voire tout court.
Il sent la transpiration ou peut être qu'il sent ma transpiration. Les polyamides, ça fait des auréoles..Quand il me pose une question, mes amis répondent à ma place :
Et tu fais quoi?
Je me bats contre la mort. (Ca c'est ma réponse)
Plein de choses.(Ca c'est leur réponse)
Intéressant.
T'as fini de te goinfrer gros porc? Oui apparemment.( je me dis)
Là il prend le coin d'une serviette et nettoie et ravise toute son expression, il est presque beau. Le pauvre avait si faim. Je le touche du mollet.
J'ai fini toute mon entrée et c'est déjà un miracle, dès lors je me remets à boire..
Et sept lieues plus tard, il me chevauche sur la flanelle( il fait encore un peu frais en Avril)
Merci les copains.

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07 avril 2008

autoretrato 2003

tn

Posté par PIOLA à 23:22 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

je retire tout ce que j'ai dit.
Les gens sont tranquilles, talentueux et francs.

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04 avril 2008

Promenade

anatomie1745

Son corps se résumait à peu de choses.
Quelques fleurs, les premières du Printemps, enrubannaient ses poignets et ses chevilles brisés.
Comme si la terre, amoureusement, ou pas, avait essayé de la maintenir tout contre elle.
Son bassin fracturé, dévié de sa colonne vertébrale, lui infligeait une cambrure et un déhanché presque érotiques.
Elle avait les airs d'une Josie Baker décharnée avec des squelettes de rongeurs montés en jupe.
Les hautes herbes vertes s'accroupissaient sur son visage, une corolle d'os éclatés autour d'un trou vaseux.
Des cheveux éparpillés sur les petits morceaux de crâne, évasifs, comme les rayons d'une couronne.
Quelle journée magnifique. Le soleil était encore tiède, le vent un murmure.
La vie naissante bruissait dans le champs immense qui nous avalait jusqu'aux épaules
et nous étions unis autour d'une mort, désarticulée, toute en composition, offerte.
Revenir à la poussière, la verdure qui te pousse entre les côtes, dans les orbites, elle s'occupe de toi, elle te fait beau.
Et celle qui dormait sous nos yeux n'avait peut être jamais été aussi belle
de toute sa vie.

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01 avril 2008

How_You_Began
La plus belle des falaises.
Bordée de ce bon air qu'on ne respire jamais qu'au bord du désespoir.
Un vide bruyant.
Avec au bout des vagues, qui se referment sur elles mêmes comme des mâchoires géantes.
Les rêves qui se respirent s'enroulent dans le vent.
Les parfums perdent l'équilibre et je chancelle d'une odeur à l'autre.
Qui du souvenir ou de la bourrasque me poussera dans le vide?
La mer existe encore, par dessus l'horizon,là où il fait nuit.
Attendre, en regardant ses mains se tacher d'impatience.


Posté par PIOLA à 21:44 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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