iron Graziella

Quelques tranches de viande pas toujours très fines enrobées d'un boyau de poésie.

26 mai 2009

Shut up and sit down

Elle s'enlise, elle aboie,
grattant les murs qui l'escaladent,
et tous ses ongles dedans...
Ensanglantés les verres d'alcools
qui lui murmurent sa vie.

Ses rêves vieillissent avec ses cellules.
s'écroulent raides morts des cimes de l'ambition.

Elle adore se peindre,
dos à la toile.
Elle a régné sur tant de vies,
déchiré ses bas dans des ébats inutiles.

Réticente elle file
sa petite vie ajourée.

...mais point de croix

Seulement des hommes,
avec leurs fronts saupoudrés de questions.
Un soupçon de Dieu,
une larme d'Amour...
Ils sont à l'Ange.

Un autre attend et qui se tient bien droit,
mains sur les hanches.
Elle le pliera par les rotules
en lui massant l'envie avec la bouche.
Il se sentira vaguement amoureux.

De bien beaux moments...

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26 mars 2009

Just bought a brand new calendar
it is
bright red

in my dreams
your face is familiar
but you're
quite pale

your name ?
i do not remember
too cold to say
"a man".

BOY_W_RED_FACES

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14 mars 2009

Optime

BIRDY_BIRDY
J'y suis presque...
mon âge court plus vite que moi
et pourtant je dévale
un mec par semaine, un qui pue, un qui m'aime...
quelque menu poème...
"J'ai bien dormi. Et encore merci pour les pâtes."
Il a gardé le stylo.
Je n'échangerais ma vie contre rien au monde parce que rien d'autre au monde ne me fait envie.


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31 décembre 2008

Premier verre de Shampoing

B_GIRL_1
Je ne voudrais pas être à la place de ceux qui m'aiment.
Toujours en train de se plaindre,
et qui radotent comme des vieux,
ceux qui ont passé le cap des cinq ans surtout... famille comprise....
L'amour d'une personne constitue à elle seule une sorte
de meute
qui vous dévore en se disant que tout est bon dans le cochon.

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28 décembre 2008

Imbas

Les rares voitures qu'elles croisent ne s'arrêtent jamais,
Les conducteurs ont peur de tacher leurs sièges d'ocre et de graisse.
Elles traversent des déserts pour se rendre au super marcher,
A poils, sous le regard médusé de leurs semblables,
Celles qui il y a quelques années à peine, portaient le même accoutrement.
Pas bon de s'endormir devant la télélvision...
J'ouvre mon lit ouf personne,
Mais les draps sont plus sales que le Linceul de Turin.
Heureusement je n'attends pas de visites, personne ne sait que je suis là.
On n'accède à cet endroit que bourré et pendant la nuit.

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24 décembre 2008

Rue Sainte Marthe

Chez moi je n'ai même pas de place pour me garer.
Ma corolle de pensées ne passe pas à travers la porte
et je me penche pour entrer.
De quelle couleur vais je peindre mes barreaux ?
piocher un oeil dans sa tête, un point de vue... comme on choisit un bouton dans la boîte à couture de Maman
Mes beaux jours sont comptés par cet homme
qui n'a pas de face
en train de monter mes étagères
le doigt imaginaire du passé bute sur les lignes d'une histoire insensée
ou mal écrite, en pattes de mouche
avec des ratures.
Distraite par les murs qui me séparent du bruit, je m'enferme
alors que pour la première fois,
Je suis libre.
j'ai toujours un peu peur quand il n'y a que moi dans la pièce.
Il n'y a que moi dans la pièce...

Ici tout rentre sauf moi, c'est une question d'agencement.

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01 novembre 2008

Il est un peu tard pour vomir des larmes...
Y'a t il encore en moi quelque bille digne,
d'être jetée sur le front plat d'un écran?
Un homme m'attends, enroulé dans la couette
je le rejoindrai sans casque, mais couverte de vêtements.
Un baiser sur la joue.
Bonne nuit et puis plus rien, juste ma solitude.

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23 octobre 2008

Les morilles

7

"_Et qu'a t elle fait quand vous lui avez dit que vous alliez la tuer?
Je crois qu'elle a levé les yeux au ciel.
_De quelle couleur était le ciel?
Je ne sais pas, nous étions dans le salon, la nuit venait de tomber... elle s'est servi une autre coupe de Champagne sans me demander, elle s'est enfoncée dans le canapé, s'est mise à feuilleter un magazine, j'ai trop de magazines chez moi.... Elle avait l'air de s'ennuyer... . .... Arrêtez de me regarder comme si j'étais la victime, je l'ai tuée après tout.
_Oui. Pas de doute là dessus...on compte encore les morceaux... Dîtes moi plutôt ce qui s'est passé ensuite.
J'avais préparé un souri d'agneau aux morilles.
_... et pas d'entrée?
Elle avait pas le temps. (rires) Elle était déjà en soutien gorge quand j'ai ramené le plat. Son portable n'arrêtait pas de sonner, elle ne répondait pas, par politesse, je sais pas: "j'ai un autre rendez vous dans quarante minutes, penses tu que tu seras dans les temps?" elle m'a quand même demandé, en vacillant.
_Cela vous a t il vexé?
Elles n'ont jamais le temps. Comme si l'empressement allait les empêcher de vieillir... vexé je dirais que non. Déçu un peu. J'aime qu'elles mangent avant, ça les rend plus résistantes. Et elle préférait boire de toute évidence.
_Vous mangiez vous aussi? Lui avez vous donné l'exemple?
Elle est étrange cette question...y a t il quelqu'un au dessus de vous auquel je pourrais en parler?
_Je suis la dernière....
Moi je voulais la sauter, l'étriper, la dépecer... mais pas tant qu'elle n'aurait pas terminé son assiette... "Goûtez pour l'amour du Ciel! C'est frais, plein de saveurs..." Elle a ri bêtement puis elle s'est mise à becqueter, comme si je lui avait servi du grain, repoussant avec soin les morilles vers le bord de l'assiette. Dans ces moments on écourterait bien le cérémonial pour en venir directement au carnage. La bouche pleine, elle m'a avoué que le vouvoiement l'amusait alors, pour rester dans l'ambiance j'ai répondu que je ne tutoyais que mes amis, et les femmes décédées...Elle a ri, encore.
_Etait elle attirante?
Oui, sauf quand elle mangeait.
_Vous l'avez drôlement esquintée. Les photos "avant-après" sont quelque peu éprouvantes.
Il n'y a pas une seule femme sur Terre qu'un homme n'ait voulu tuer un jour, un instant, ou durant toute une vie. Et vous, Mademoiselle, car je n'ose vous espérer un époux, n'avez pour effleurer la question que ce barbant diplôme tendu à bout de bras comme une brindille... Tu nasilles ma chère, tu vibres ma petite morte...tu la vois la lumière qui change tout à coup dans cette vilaine pièce, tu permets que je me dise "TUE"?
_Calmez vous, je ne suis pas votre ennemie.
Les ennemis ne m'intéressent pas, ce sont les gens les plus inutiles d'une vie. On passe son temps à les admirer et c'est très peu constructif...
Je vous taquinais gentiment. C'est plus fort que moi....Non, vous, vous mourrez, bêtement, sans moi pour orner les contours de votre disparition.
_Quels sont vos tarifs? Je voudrais quelque chose de bref mais de très sensuel en même temps.
Vous faîtes de l'humour, c'est bien... Je n'ai pas de tarifs, il ne vous en coûterait que la vie. Pour ce qui est du style, je n'ai malheureusement pas mon book sur moi.
_Il est vrai qu'on vous a fait partir un peu précipitamment. Un book me dîtes vous? Ainsi vous consignez vos oeuvres...
Je ne compte pas arriver en Enfer les mains vides, c'est un présent destiné à la grande prêtresse, une sorte d'annuaire illustré.
_Où se trouve t-il?
Où rangez vous le vôtre? Dans les fêlures du coeur brisé d'un homme, ou peut être sous le pot de fleurs qui pourri sur la tombe de votre mère? Où donc cachez vous vos abjections? Les monceaux de merde que vous dissimulez sous cet écrin de bonne foi...
_ Je ne suis pas parfaite, c'est certain. Mais il est inutile de me comparer au monstre que vous êtes.
Le monstre c'est celui qu'on pointe du doigt, celui qui se fait prendre. Je n'en suis un que depuis quelques heures. Avant cela je n'étais qu'un nom sur une boîte aux lettres, un numéro de sécu... le voisin sympathique d'en face, celui de dessus, peut être... Adolescente vous teniez un journal, vous l'avez brûlé un jour, de peur de retomber dessus, à trente ans et quelques, et de découvrir qui vous étiez réellement.
_Inventez tout ce que vous voulez, je ne cherche qu'à vous aider.
Si j'avais mes outils je les ferais tournoyer autour de vous jusqu'à ce que vous me suppliiez de vous massacrer. Comme l'insecte qui vous nargue et dont on voudrait qu'il vous pique et s'en aille, enfin.
_Bien, je dois vous laisser, j'ai d'autres cas plus intéressants à examiner."
Soigneusement elle referma le carnet sur lequel elle n'avait apposé aucune notes, tira sa chaise et sans même s'en rendre compte, lui adressa un "Merci".
A bientôt. Et vous savez où...

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05 octobre 2008

comptine d'automne

De l'air de l'air...

Pas de cet air las de ne pas y toucher tu ne comprendras jamais rien tes oreilles sont bouchées et puis il va débarquer des mensonges plein les bras tu avales sans respirer tu seras endormie quand il rentrera du moins c'est ce que tu espères...comme tu fais ton âge toi qui as toujours voulu paraître plus vieille et qui tireras encore cette tronche des mauvais jours même quand il t'auras baisée la veille celui qui a mal c'est celui qui sait

Au cul aux yeux ailleurs dans ce corps mou tu l'as toujours été reproche non juste une pensée pourquoi poses tu des questions pleines de réponses quand je sais à peine dessiner un point d'interrogation.. Je me meus oui c'est ça tu te meus parce que c'est mieux que si tu disais "je tremble comme une feuille" c'est dégradant une feuille qui tremble... tu prends l'air de celle qui se trompe la certitude est un vilain défaut tu n'en n'as aucunes il te semble que ce mot a été inventé pour toi contre toi...tu vas trop vite pour t'épargner la jeune mort . . . .tu veux mourir avant de mourir te faire surprendre ne te viendrait même pas à l'esprit... tu te demandes s'il naît autant de gens qu'il en meurt, tout comme il y a à peu près autant d'hommes que de femmes sur Terre... tu penses t'être faite belle aujourd'hui ya que ça qui compte parce que moche bonne à rien mâle sous la peau c'est vrai que tu ne te sens fille que quand tu te sens belle...reviens à tes moutons quatre cent mille déjà et toujours pas sommeil tu ne sais rien tu n'as même pas un siècle... ça te ronge la nuit par les coins... tu t'endormais petite avec trois je vous salue Marie maintenant tu te berces du bruit en bas, de la fontaine Wallace qui remplit le gobelet en plastique. C'est le monde qui est malade tu n'aimes pas qu'on te demande comment tu vas si tu t'écoutais tu ferais exploser ta tête.

Pétrie de promesses de dons sur lesquelles tu spécules ta vie est faite de crises... 29... te vient à l'esprit pourquoi pas... c'est presque ton âge...la numéropathe du jamais deux sans trois qui me font mille.

angelesecache

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25 septembre 2008

Garden Parti

Que fais tu dans le jardin suspendu qui me sert de tête?
_Je flâne... Je veux m'allonger dans un petit coin d'herbe.Trop humide. j'ai soif mais je peux pas boire parce que l'eau est salée...aYa un vent d'automne qui sent l'éthanol et le Calendula...une demie douzaine de fleurs à bout de souffle avec du chiendent pour atèles, une marelle dessinée avec des cervicales de mouton... me penche au balcon, pour m'aérer...un mètre soixante neuf c'est plus haut que je pensais...ça doit faire bizarre de voir toujours les gens si petits.
_C'est juste un effet de loupe inversée... En ce qui concerne les fleurs, j'ai la main plus froide que verte.
_Bon, je peux y aller maintenant? Fait pas chaud ici. Tu m'avais dit pas longtemps.
_Tu viens juste d'arriver. Dis moi ce que tu entends.
_Ta voix. Superposée sur elle même, à l'infini. Comment on descend?

Posté par PIOLA à 14:20 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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